RFID

La CNIL demande enfin la Carte Navigo Découverte pour les chômeurs et RMIstes

07 jan 2009 | RFID - francais - 0 commentaires :: ,

[..] afin que le droit d’aller et venir anonymement soit garanti pour tous, y compris les personnes les plus modestes, titulaires du RMI, la CNIL demande au STIF et à la RATP de permettre, sans délai, aux bénéficiaires de la tarification « solidarité transport » de pouvoir, s’ils le souhaitent, utiliser le passe « Navigo découverte », sans perdre les avantages qui leur ont été reconnus.

Source : cnil.fr

La CNIL ayant seulement une fonction de conseil, nous allons compter les jours jusq’à ce que cela arrive vraiment, promis.

(Merci B.)

Navigo : fichage opaque et traitement hors de l’Union Européenne

L’utilisation de la carte Navigo est susceptible de porter atteinte à la vie privée, non pas parce qu’elle utilise une nouvelle technologie, la RFID, mais parce que le traitement des données personnelles enregistrées lors de l’achat de la carte ainsi qu’à chaque nouvelle validation du passe est totalement opaque pour les utilisateurs.* Outre cette opacité, les données pourraient faire l’objet de lectures illicites, puisque la carte Navigo se lit à distance.

La vente des coupons magnétiques pour les cartes d’abonnement (au mois et à l’année) a été arrêté dans (presque) toutes les stations de métro parisiennes, l’utilisation de Navigo est donc imposée et il convient de nous la présenter comme indispensable et novateur. Nous le savions : C’est

est une carte à puce qui [..] permet de passer plus vite aux valideurs, une nouvelle technologie qui apporte modernité, fluidité, facilité [1]

C’est formidable ! La RATP, qui a certainement investi beaucoup d’argent dans la fabrication de toutes ces cartes qui beepent trouve d’avantage de raisons pour lesquelles on devrait accepter le fichage généralisée que Navigo impose :

  • vous n’avez plus de numéro à reporter sur le coupon
  • vous voyagez de manière plus fiable car le risque de démagnétisation disparaît [2]

Que de bonnes raisons. Et comment cela se passe ensuite ? Quand ma carte Navigo beepe, mon numéro de carte est-il transmis à un ordinateur et interconnecté avec mon nom dès que je passe le portique ?

Les validations des passes Navigo (personnalisé ou Découverte) sur les appareils de contrôle sont enregistrées anonymement et servent à réaliser des statistiques de trafic. La RATP est très vigilante sur ce sujet et respecte parfaitement la Loi Informatique et Liberté. [3]

Quelle est donc la différence entre le pass Navigo et le pass Navigo Découverte ? Je crains que la FAQ n’omette une partie de la vérité : Il y a peut-être une validation basée seulement sur le numéro du pass - ce qui n’est pas “anonyme”, voyons, car la RFID a cet effet de côté génial d’utiliser des numéros uniques. Dans le cas de Navigo il peut techniquement y avoir interconnexion avec une base de données utilisateur - qui contiendrait toutes les informations personnelles liées à un numéro.

La Loi Informatique et Libertés de 1978 impose peu de contraintes et n’interdit pas du tout le stockage et le traitement de données nominatives, quand celui-ci a une finalité : “Un traitement ne peut porter que sur des données à caractère personnel qui satisfont aux conditions suivantes : 1° Les données sont collectées et traitées de manière loyale et licite ; 2° Elles sont collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes et ne sont pas traitées ultérieurement de manière incompatible avec ces finalités.[5]

Une de ces finalités serait la “lutte contre la fraude” :

6-2 Indépendamment, les données relatives aux déplacements, recueillies obligatoirement par les transporteurs lors des validations du passe font également l’objet d’un traitement dont la finalité est la gestion des données de validation, notamment pour la détection de la fraude. [4]

Bien que nous ayons déjà du mal à imaginer comment lutter contrer la fraude en faisant valider les gens qui ne fraudent pas**.. cela devient pire : pourquoi, quand on “respecte parfaitement la Loi Informatique et Liberté” est-ce qu’on obligés de prévoir dans les CGU cela (avec une finalité très très vague) :

6-1 Les données collectées font l’objet d’un traitement automatisé dont la finalité est la gestion de l’abonnement Carte Orange et de la demande de passe Navigo. Elles sont destinées au GIE Comutitres, responsable du traitement, à ses prestataires de services, aux entreprises de transport en commun d’Île-de-France (OPTILE, RATP, SNCF), aux financeurs institutionnels et au STIF. L’abonné reconnaît avoir été informé et accepte qu’elles puissent être communiquées, à des fins de gestion, à un sous-traitant situé dans un pays tiers, non membre de l’Union Européenne. Dans ce cas ses coordonnées sont protégées par des dispositions contractuelles. [4]

No comment. Rappelons que la CNIL avait suggéré à la RATP de supprimer les données personelles au bout de 48 heures. Il n’est toutefois pas clair quelles données et si des données sont vraiment communiquées à un sous-traitant hors de l’UE. Cela devrait au moins inciter à échanger son passe Navigo contre un passe Navigo Découverte. Tout autant nominatif, son numéro n’est pas lié à un nom dans une base de données.

Je pense qu’il est temps d’exercer le droit d’accès aux données massivement :

Toute personne concernée par le traitement dispose :

  1. d’un droit d’accès, d’interrogation et de rectification qui lui permet, le cas échéant, de faire rectifier, compléter, mettre à jour, verrouiller ou effacer les données personnelles la concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte, l’utilisation, la communication ou la conservation est interdite ;

L’ensemble de ces droits s’exerce auprès de l’agence CARTE ORANGE 95905 Cergy Pontoise Cedex 09. [4]

→ Pour exercer le droit d’accès, vous pouvez utiliser le générateur de courrier sur le site de la CNIL. En cas de non-réponse vous pouvez saisir la CNIL.

Voir aussi http://bigbrotherawards.eu.org/NAVIGO-a-completer.html.

* Dans des villes comme Seoul les utilisateurs des transports publics ont la possibilité, dans chaque station de métro, de faire afficher les informations les concernant, celles qui sont enregistrées sur la carte non-nominative T-Money. Ce genre de dispositif existe à Paris, mais il ne montre seulement la date de validité du passe et cela ne corrrespond certainement pas, à mon avis, à 100% aux informations qui y sont stockées.
** Wikipedia suggère que cela se ferait par “mémorisation nominative des X dernières utilisations d’une carte”, source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichage_en_France

[1] source : https://www.navigo.fr/pages/accueil.html
[2] source : http://www.ratp.info/informer/passe_navigo_orange.php
[3] source : http://www.ratp.info/informer/passe_navigo_orange.php?pass=faq_navigo_orange
[4] source : https://www.navigo.fr/pages/conditions/
[5] source : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006068624&dateTexte=vig

Abhörsicheres Portemonnaie

02 juil 2008 | RFID - deutsch - 0 commentaires ::

Ausweise und Kundenkarten enthalten Funkchips mit persönlichen Daten. Vor Spionage schützt da nur unser Portemonnaie. Wie man das vor unerlaubten Lesezugriffen schützen kann zeigt Die Zeit.
Für alle Faulen reicht auch eine aluminiumbeschichtete Hülle die man hier teuer kaufen kann.

HowTo OpenPCD/librfid

12 avr 2008 | RFID - francais - 1 commentaire :: , ,

En complément de nos articles sur le RFID, voila un howto rapide pour installer la librfid sur Debian/Ubuntu (testé sur Ubuntu 7.10) afin de faire fonctionner votre lecteur OpenPCD ou Omnikey Cardman (tous les deux supportés par la librairie).

Il nous faut les paquets suivants afin de pouvoir compiler la librairie :

  • automake
  • autoconf
  • gcc
  • libccid
  • libtool
  • subversion

On se rend dans le répertoire /usr/local/src pour importer la derniere version du code de librfid depuis le répertoire Subversion de gnumonks :

cd /usr/local/src
svn co https://gnumonks.org/trunk/librfid/

Ensuite on compile les sources (il va falloir devenir root pour installer) et si tout se passe sans erreurs, on peut installer la librairie :

cd librfid
./autogen.sh
./configure
make
make install

Maintenant il faudra aussi copier le fichier librfid.rules nouvellement créée au bon endroit afin de faire reconnaitre correctement la bete, branchée en USB (voir aussi : Udev, comment ca marche ?). Ensuite on met a jour les liens symboliques :

cp /usr/local/src/librfid/udev/librfid.rules /etc/udev/rules.d/45-librfid.rules
ldconfig

Vous pouvez maintenant profiter des fonctionnalités de la librfid et de votre lecteur !

Comment construire son propre Zappeur RFID

rfidzapperMatériel

Pièces nécessaires :

  • un appareil photo jetable avec un flash (genre « Fuji Quicksnap »)
  • 1 mètre de fil de cuivre peint ou isolé
  • un bouton poussoire

Outils nécessaires :

  • un fer à souder
  • de l’étain
  • une pince coupante
  • un petit couteau

Et voici la recette…

  1. Sortez l’appareil photo de son emballage et ouvrez-le. Faites attention de ne pas déchirer la couverture en papier pour pouvoir la remettre comme neuve.
  2. Enlevez la pile et la pellicule. Si vous faites suffisamment attention, vous devriez pouvoir utiliser la pellicule ailleurs.
  3. Enlevez les pièces optiques de l’appareil, viseur inclu. Enlevez le reste de contenu interne de l’appareil, en laissant le couvercle arrière pour avoir une surface plate. Essayez de garder intactes les parties électroniques, le condensateur et le flash.
  4. Déchargez le condensateur (sinon, vous risquez d’être blessé·e par un choc électrique).
  5. Découpez ou faites un trou là où était l’ancien déclencheur.
  6. Faites une incision d’un bord à l’autre du rebord, là où se trouvait le film, au milieu de l’appareil.
  7. Découpez un court morceau de fil de cuivre qui reliera le déclencheur au condensateur.
  8. Faites une spirale à l’aide du fil de cuivre en l’entourant autour d’une (imaginaire) carte de crédit (environ 5 x 8.5 cm). Laissez quelques centimètres libres aux deux bouts.
  9. Insérez la spirale dans l’appareil afin qu’elle soit en appui sur le rebord arrière.
  10. Enlevez l’isolation des quatres bouts de cuivres en la grattant ou en la brulant avec un briquet.
  11. Soudez un bout de la spirale au condensateur, et l’autre au bouton. Avec le fil court, reliez l’autre pate du bouton avec l’autre pate du condensateur.
  12. Remettez la pile en place et testez si le circuit électrique marche. Remarque : pour les appareils photos Fuji : mettez en marche le « flash » en remontant un interrupteur en plastique sur le devant. Vous devriez entendre un son aigu ou un voyant selon le modèle. Attendez un peu et appuyez sur le déclencheur. Si vous pouvez entendre le condensateur se recharger après qu’il a été déchargé, c’est que le circuit électrique est bon.
  13. Pour le tester sérieusement, vous devriez aller dans le hacklab ls plus proche ou dans d’autres endroits où vous pouvez l’essayer sur des puces RFID.
  14. Selon vos goûts et vos besoins, vous pouvez remonter l’appareil photo et le décorer.
  15. C’est fini. Amusez-vous bien !

Attention : cet appareil peut nuire aux personnes portant des pacemakers. Ne pas utiliser en public !

Howto proposé par nadir (sur ce site il y a aussi des photos qui documentent le tutoriel), traduction par stamp. (Nous vous rappellons que nous ne sommes pas responsables des contenus de liens de sites externes.)

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