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La CNIL demande enfin la Carte Navigo Découverte pour les chômeurs et RMIstes

07 jan 2009 | RFID - francais - 0 commentaires :: ,

[..] afin que le droit d’aller et venir anonymement soit garanti pour tous, y compris les personnes les plus modestes, titulaires du RMI, la CNIL demande au STIF et à la RATP de permettre, sans délai, aux bénéficiaires de la tarification « solidarité transport » de pouvoir, s’ils le souhaitent, utiliser le passe « Navigo découverte », sans perdre les avantages qui leur ont été reconnus.

Source : cnil.fr

La CNIL ayant seulement une fonction de conseil, nous allons compter les jours jusq’à ce que cela arrive vraiment, promis.

(Merci B.)

Vie privée et Firefox (une checklist)

Sous Firefox nous pouvons ajuster facilement quelques options qui nous permettent de surfer plus tranquillement :
firefox

  • ajuster les options de vie privée : pas d’historique ou peu d’historique (2 jours),
  • ajuster les options de vie privée : ne pas se rappeller des téléchargements,
  • ajuster les options de vie privée : ne pas se rappeller des informations entrées dans les formulaires,
  • ajuster les options de sécurité : ne pas se rappeller des mots de passe ou alors ajouter un master password,
  • ajuster les options de sécurité : accepter les cookies uniquement jusqu’à la fermeture de Firefox,
  • ajuster les options de sécurité : supprimer les données privées à chaque fermeture de Firefox (tout cocher),
  • ajuster les options de contenu : désactiver Java,
  • ajuster les options avancées : mettre moins de cache ou pas de cache (si vous avez une connexion ADSL),
  • installer l’extension de recherche Scroogle avec l’option SSL ou Ixquick SSL dans votre langue,
  • installer l’extension Better Privacy pour vider automatiquement et régulièrement les cookies Flash,
  • installer le Vidalia Bundle qui contient Tor, Privoxy et l’extension Firefox Torbutton pour surfer anonymément quand vous voulez,
  • installer AdBlockPlus pour ne plus voir les publicités intrusives,
  • installer Flashblock pour ne plus voir partout et sans l’avoir demandé des vidéos et des menus en Flash

Surveiller un fichier avec watch

19 déc 2008 | Howto - francais - 0 commentaires

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas la commande watch, qui permet de surveiller des fichiers :

watch ls -lh mon-fichier-en-train-d-etre-copie.avi

Au lieu d’afficher les infos du fichier avec ls -lh, c’est à dire à un moment dans le temps, watch permet de mettre à jour continuellement cet affichage. Par exemple, la taille d’un fichier qui est en train d’être copié d’un endroit vers un autre peut ainsi être observé.

Un disque dur crypté sous Windows ou MacOS X - c’est possible !

Ce n’est pas parce que vous n’avez rien à cacher que vos données concerneraient quelqu’un d’autre que vous : Les photos de vacances, vos préférences sexuelles que vous réveliez à Google jusque-là, les livres, fils RSS et films qui vous intéressent. Pourvu qu’il n’y ait plus jamais de clef USB, de disque dur ou d’ordinateur portable non-cryptée de perdu qui contiendrait la moindre information personnelle lisible pour quelqu’un d’autre que vous !

Si vous utilisez M$ Windows (eh oui ca pourrait arriver à l’un.e ou l’autre..) vous pourriez jeter un oeil du côté de FreeOTFE (On The Fly Encryption), un logiciel libre (écrit par une femme par ailleurs) qui permet de créer des disques cryptés (au format dmcrypt/Luks), de les monter et de les lire.

Un autre logiciel qui fonctionne sur divers systèmes d’exploitation est Truecrypt, qui est, lui aussi, un logiciel libre. Il y a pleins de tutoriels vidéo qui expliquent comment installer et utiliser Truecrypt. Il est même possible de crypter la partition système Windows entière.

Attention : Crypter son disque est un très bon outil pour protéger vos données tant que personne n’a accès physique à votre ordinateur duquel il pourrait, en l’éteignant et en le rallumant rapidement (en gros), extraire de la RAM les clefs utilisés pour crypter le disque en exécutant une attaque appellée cold boot.

Crypter un disque dur

Les disques durs sont de plus en plus petits, et des fois, on les perd ou alors on se fait voler.. Il est alors intéressant de crypter son disque en tant que particulier, mais aussi, par exemple, pour une entreprise qui a besoin de stocker des informations de manière confidentielle et accessible qu’à certaines personnes.

Attention : Crypter votre disque est un très bon outil pour protéger vos données tant que personne n’a accès physique à votre ordinateur duquel il pourrait, en l’éteignant et en le rallumant rapidement (en gros), extraire de la RAM les clefs utilisés pour crypter le disque en exécutant une attaque appellée cold boot.

Voici tout de même (car il y a l’intérêt de la clef USB perdue ou du laptop volé notamment pour lesquels ça vaut le coup) un petit tutoriel sur le cryptage de disque sous GNU/Linux dont le but est d’abord d’être compréhensible pour un.e débutant.e.

Il y a deux manières plus ou moins simples pour crypter un disque sous GNU/Linux (je ne vais pas expliquer les détails techniques) :

  • cryptmount peut configurer, monter et démonter des parties cryptés de disques tout en gardant une partie des données public et
  • cryptsetup s’adapte plus à un disque ou une partition entière.

Dans notre cas, on veut crypter un disque entier, /dev/sdb, qui est un disque dur externe et qui n’a pas besoin d’être monté au démarrage. Mais cela fonctionne aussi avec une simple partition qui doit être montée au boot (voir le man et ajuster /etc/fstab pour ca). Attention, les données présents sur le disque ou sur la partition ne pourront être conservées durant l’opération.

(Si votre disque est /dev/sda ou /dev/hdb, il faut bien sûr remplacer “/dev/sdb” avec votre configuration pour la suite.)

Sous Ubuntu, il suffit, pour commencer le processus, d’installer le paquet cryptsetup :
user@ordinateur:~ sudo aptitude install cryptsetup

Il nous faut mettre en place le conteneur crypté sur le disque dur. Une phrase de passe - qui servira ensuite à chaque montage du disque - vous est demandé.
user@ordinateur:~ sudo -s

La commande pour créer le conteneur Luks avec les valeurs par défaut :
root@ordinateur:~# cryptsetup luksFormat /dev/sdb

Mais atttention : Par défaut, la clef créée par luksFormat est de taille 128bit. Plus une clef est longue, plus il est difficile de la casser.* Pour changer la valeur par défaut on utilise la commande suivante (la taille maximale de clef qu’est de 256bits) :

root@ordinateur:~# cryptsetup --verbose --verify-passphrase --key-size=256 luksFormat /dev/sdb
WARNING!
========
This will overwrite data on /dev/sdb irrevocably.
Are you sure? (Type uppercase yes): YES
Enter LUKS passphrase:
Verify passphrase:
Command successful.

Après avoir mis en place le conteneur LUKS sur /dev/sdb nous allons créer un virtual block device - une sorte de disque virtuel qui se trouvera sur le disque système (dans /dev/mapper/ en fait) et qui sert d’interface avec notre disque crypté (/dev/sdb) :

root@ordinateur:~# cryptsetup luksOpen /dev/sdb mycrypteddisk
Enter LUKS passphrase:
key slot 0 unlocked.
Command successful.

Vérifions que le mapping “mycrypteddisk” a bien été créée :

root@ordinateur:~# ls /dev/mapper

On doit encore véritablement (et qu’une seule fois) formater notre disque dur, en utilisant un système de fichier lisible pour notre ordinateur. “mycrypteddisk” est le disque virtuel (mapping) qui fait à présent office d’interface entre nous et le vrai disque dur. On pourrait formater notre disque en ext2**, par exemple et on va exécuter toutes ces opérations en passant par le disque virtuel :
root@ordinateur:~# mkfs.ext2 /dev/mapper/mycrypteddisk

mke2fs 1.40.8 (13-Mar-2008)
Étiquette de système de fichiers=
Type de système d'exploitation : Linux
Taille de bloc=4096 (log=2)
Taille de fragment=4096 (log=2)
19537920 i-noeuds, 78142677 blocs
3907133 blocs (5.00%) réservés pour le super utilisateur
Premier bloc de données=0
Nombre maximum de blocs du système de fichiers=0
2385 groupes de blocs
32768 blocs par groupe, 32768 fragments par groupe
8192 i-noeuds par groupe
Superblocs de secours stockés sur les blocs :
32768, 98304, 163840, 229376, 294912, 819200, 884736, 1605632, 2654208,
4096000, 7962624, 11239424, 20480000, 23887872, 71663616

Écriture des tables d'i-noeuds : complété
Écriture des superblocs et de l'information de comptabilité du système de
fichiers : complété
Le système de fichiers sera automatiquement vérifié tous les 37 montages ou
après 180 jours, selon la première éventualité. Utiliser tune2fs -c ou -i
pour écraser la valeur.***

Monter le disque

Maintenant on peut véritablement monter le vrai disque depuis le disque virtuel (mapping) sur un point de montage dans /. Comme pour chaque autre disque dur on crée ce point de montage dans /media ou dans /mnt, suivant nos habitudes :
root@ordinateur:~# mkdir /media/mycrypteddisk
Puis on monte le disque, encore une fois en passant par le disque virtuel :
root@ordinateur:~# mount /dev/mapper/mycrypteddisk /media/mycrypteddisk/

Ca y est ! Normalement on peut maintenant lire et écrire sur le disque :

root@ordinateur:~# ls -l /media/mycrypteddisk/
drwx------ 2 root root 16384 2008-11-20 15:06 lost+found

Démonter le disque

Un disque monté est évidemment décrypté pendant qu’il est en utilisation, et donc, suivant les permissions, éventuellement accessible par d’autres utilisateurs. Pour démonter le volume crypté il faut alors toujours faire deux opérations (éteindre l’ordinateur aura le même effet) :
root@ordinateur:~# umount /media/mycrypteddisk/
root@ordinateur:~# cryptsetup luksClose mycrypteddisk

Utilisation journalière ou sur une deuxième machine

Si on veut utiliser le disque régulièrement, on édite le fichier /etc/crypttab de la sorte :

# <target name> <source device> <key file> <options>
mycrypteddisk /dev/sdb none cipher=aes-cbc-essiv:sha256,checkargs=ext2,tries=2

L’option “tries” indique combien de fois la phrase de pass est demandé en cas d’erreur.

Puis éditons le fichier /etc/fstab :
# /dev/sdb - mycrypteddisk
/dev/mapper/mycrypteddisk /media/mycrypteddisk ext2 user,noauto 0 0

On peut alors monter le disque facilement :
root@ordinateur:~# cryptsetup luksOpen /dev/sdb mycrypteddisk
Enter LUKS passphrase:
key slot 0 unlocked.
Command successful.

user@ordinateur:~ mount /media/mycrypteddisk

++

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